Je suis orgueuilleuse. Tellement que ça m'insupporte de te dire que je t'aime. Pourtant, c'est plus fort que moi. Ces mots s'envolent de toi à moi sans que je leur demande quoi que ce soit. De toute manière, je ne les vois plus venir de toi, alors, j'n'ai plus envie de te les dire.
Je suis orgueuilleuse. J'aime qu'on s'occupe de moi. Comme il se doit. Sais-tu mon amour, qu'un loup n'abandonne jamais sa louve ? C'est pourtant ce que tu fais. De toute manière, nous ne sommes pas des loups, je n'vois pas pourquoi je t'en parle.
Je suis orgueuilleuse. Je n'ai peur de presque rien. La seule chose que je crains, c'est l'amour que je te porte. Je compte sur cinq doigts les fois où on se montre qu'on s'aime. Sur 10 les fois où on s'évite. Et j'n'en ai pas assez pour compter les fois où tu me manques. De toute manière, le temps ne se compte pas, et puisque tu me manques tout le temps, j'n'y vois plus d'utilité.
Mon ange, comme tu as du le remarquer depuis tout ce temps, je suis orgueuilleuse. Je t'en veux vite de ne pas me rassurer. Trop vite. J'n'ai pas peur de nous. Ni même du temps qui nous désunit. Je t'aime. Et je veux vivre ça comme une louve et son loup. Je t'aime. Et je me fais peur. On s'évite. Et tu me manques.
Mon amour, comme tu as pu le voir, c'n'est pas facile à rédiger. Je n'peux pas abreger. Et il faut de grands mots pour parler d'amour. Pour parler de toi.
Je n'veux pas te tendre la main. Si je le fais, je n'voudrai plus te lacher.